La première impression du Nikon D90 avec été très bonne (cf test). Rien de tel qu’une escapade pour juger l’appareil dans des situations réelles. Venez avec moi dans la fabuleuse ville de Séville.
Le D90 est vraiment très plaisant à utiliser. Il m’est encore une fois apparu plus stable que le D70, sans doute grâce au zoom différent (un 18-70 sur mon ancien D70). Ceci permet d’avoir un taux de réussite de photos nettes bien plus importantes dans des lieux plutôt sombres. Le poids de l’ensemble boitier + zoom commence à peser en fin de journée mais reste très supportable. Je suis resté 4 jours à Séville avec le D90 et une carte SD de 8Go. Sans vraiment forcer, la carte a ingurgité environ 500 photos et quelques vidéos. Il restait environ 50 photos de dispo au format Raw (Nef chez Nikon). La vidéo étant assez gourmande, j’ai préféré recharger la batterie une fois, même si la jauge indiquait juste 1/3 de consommation. Bref, une excellente autonomie.
Zoom
Le zoom de base livré avec le D90, le 18-105 VR, a pleinement suffit pendant ce week-end. J'avais emmené le Tamron 90m macro mais je ne l'ai jamais sorti de mon sac ! Le temps n'a pas joué en sa faveur (pluie pendant une journée complète, temps moyen les autres) mais c'est surtout l'amplitude du zoom Nikon qui m'a incité à ne pas changer d'objectif. Avec le coefficient multiplicateur de 1,5, on dispose d'un zoom 27-157m, globalement suffisant pour la majorité des situations. Le fait que le zoom ne soit pas vraiment grand-angle n'est guère un problème car dans la Cathédrale ou dans l'Alcazar, on n'a guère l'occasion de faire du panoramique ;-)
Montée en ISO
Let’s the magic begins !! Dans les lieux sombres, c’est un pur bonheur. L’APN de ma copine indiquait des temps de pose de 1 seconde dans la cathédrale (où il est interdit d’utiliser le flash) ainsi que dans l’Alcazar…impossible d’avoir une photo nette à main levée dans ces conditions. Avec le D90, on monte les ISO à 400 sans se soucier de la montée du bruit. Il faut 800 ISO, ok, pas de problème. Ah, on est encore à 1/15s, et bien on monte à 1600 ISO. La visualisation sur le grand écran de 3 pouces permet de constater que la qualité est très bonne. J’ai fait quelques tentatives à 3200 ISO : la qualité est moindre bien évidemment mais reste tout à fait exploitable sur un site web. Quelques exemples :
Vidéo
Je ne suis pas un fana de la vidéo sans auto-focus mais j’ai quand même fait quelques essais. La mise au point initiale en mode live-view est assez longue (quelques secondes). La mise au point est aisée même si la bague du zoom est peu large. L’avantage d’une mise au point manuelle est de pouvoir contrôler les flous : au démarrage de la vidéo par exemple, cela permet de ne pas distinguer la scène et ainsi susciter l’interrogation du « lecteur ».
Taille des images
Comme indiquait au début de cet article, je suis revenu avec plus de 500 clichés, soit +7Go de photos et vidéos. Une photo en Raw (je ne fais jamais de Jpeg car je veux pouvoir changer la balance des blancs ou récupérer des zones blanches) pèse environ 10Mo. C’est une donnée qu’il faut garder en mémoire car le stockage est un moment important de l’après-photo. Même si les disques durs sont aujourd’hui d’une taille impressionnante, il me semble dangereux de garder toutes ses photos sur un disque. Je préfère nettement faire 2 dvd de sauvegarde + une copie sur un disque dur portable. Mais avec 7Go de données, il me faut 4 dvd : 2 pour copier toutes les données + 2 pour la copie de sauvegarde !! A moins d’en supprimer quelques unes et atteindre la taille d’un dvd. Bref, une complexité de plus à gérer :-)
3 photos de Séville :










